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Santé et alimentation

Santé et alimentation 2019-01-27T12:52:25+00:00

Project Description

Quels sont les facteurs qui déterminent nos schémas de consommation et leur impact sur la production alimentaire ?

 

Quelques facteurs qui déterminent nos schémas de consommation et leur impact sur la production alimentaire ?

(Texte édité 2010)

Pour changer nos modes de vie par de véritables transformations des processus de développement, il peut être utile de vérifier quelques facteurs qui déterminent nos schémas de consommation. Ainsi, il ne s’agit pas seulement d’adapter les modes de production, il se peut aussi que nous devions intervenir sur des aspects culturels de la consommation, telles les coutumes, l’éducation, les préférences, les perceptions publicitaires, etc. Nous ne pouvons pas exiger de l’éleveur d’authentifier son produit et rester attachés à l’abondance des transformations de sa production.

Par ailleurs, il peut être utile de comprendre des mécanismes, telles la capitalisation du désir ou la mise à crédit des schémas de consommation, dont parfois même le consom’acteur responsable peut être victime. Les insécurités actuelles surgies par les bouleversements de la société occidentale devraient nous encourager d’observer ces phénomènes. Ce n’est pas la société tant que structure communautaire qui est responsable de la déroute du développement, c’est avant tout l’individu lui-même comme anthropos ; à nous de voir comment opérer le redressement de cette déroute.

 

Quelques facteurs qui déterminent nos schémas de consommation :

 

  1. La sensorialité :
    • l’aliment comme matière de survie :
      • la perception de la faim et de la soif.
      • les défaillances de la physiologie humaine : avitaminoses, acides aminés et gras essentiels.
    • les caractéristiques organoleptiques des aliments : le goût
      • transformations et manipulations : chips et Compagnie
    • la sensibilité psychophysiologique chez l’être humain :
      • aspects éducationnels : macrobiotique, anthroposophique, végétarien, végan, etc.
      • aspects individuels : préférences, dégoûts, etc.
      • aspects proprioceptifs : le rôle de l’action écologique propre.
    • la faculté de représentation du produit consommable :
      • l’imprégnation mémorielle : l’odorat, le goût, la vision, etc.
      • les conditionnements : Pavlov, Skinner, etc.
      • l’influence de la publicité : l’aliment « icône » de « Danone ».
      • apparences publiques : le topinambour, la « patate des pauvres » ; « un cabriolet ou des tomates bio ? »
  2. La culture :
      • coutumes
      • religions

 

 

  1. L’économie (l’oranisation de la maison que nous partageons) :
    • adéquation entre la survie alimentaire et le capital :
      • le gain avant tout.
      • les déficiences nutritionnelles manipulées
    • les politiques économiques reposent principalement sur la puissance financière :
      • la sécurité alimentaire et la disponibilité capitalistique.
      • sécurité ou souveraineté alimentaire ?
    • la virtualité du capital
      • l’argent n’a pas de valeur réelle face à l’impératif réel de l’alimentation.
      • États, banques, entreprises, familles, tous endettés à outrance.
      • pays riches mais populations affamées : Argentine, Guatemala, Madagascar, etc. ; pays pauvre mais population satisfaite : Cuba.
  2. Le pouvoir d’achat :
    • la capitalisation du désir :
      • le désir de consommer est configuré par l’argent.
      • la peur comme levier de la société de consommation.
    • attitude volontariste :
      • engouement individuel pour créer du pouvoir d’achat en fonction du schéma de consommation prévalent (notamment alimentaire).
      • choix des priorités de consommation.
      • qualité de vie.
    • politiques salariales et stratégies idéologiques :
      • index de consommation, index de santé ou index biologique.
      • inflation et déflation : « produits blancs » pour « salaires blancs ».
      • la mise à crédit « en toute transparence » de la société de consommation.
  3. Le développement :
    • choix idéologique ou réalité anthropologique ?
      • la compulsion psychosociale de la croissance.
      • développement durable ou décroissance ?
    • révolution industrielle et révolution agricole :
      • les technologies de production, de transformation et de transport.
      • l’industrialisation et la réduction de la main d’œuvre.
      • la capitalisation et la mise à crédit.
      • agriculteurs et horticulteurs : « plein propriétaires » ou « usufruitiers » ?
      • surproduction en monocultures → défaillance de la souveraineté alimentaire.
  4.  
    • mondialisation
  • la géopolitique : IMF, BM, gouvernement des banques, PAC, etc.
  • la « proximité » des moyens de transport
  • le dumping
  • le commerce équitable
  • les NTIC
    • consommation de produits « développés » ou « domestiqués » :
      • viandes, laits, sucre au détriment des céréales, légumes, fruits.
      • domestication acquise (permaculture) ou développement obstiné (PAC) ?
      •  Quelques domaines d’action : Exemples
      •  
      •  
  1. Végétarisme et veganisme
  2. Cuba : le rationnement ?en Europe agir sur :
  3.  
  4.  
  1. l’adéquation [capital ↔ sécurité alimentaire] (diminuer la mise à crédit du secteur).
  2. la mobilité des denrées alimentaires.
  3. la pleine propriété.
  4. la modulation des quotas de production (renforcer et étendre aux moyens de production).
  5. au niveau mondial :
  1. sortir la production alimentaire des négociations de l’OMC.
  2. conditionner l’aide structurelle au pays du Sud par des stratégies de souveraineté alimentaire (modulation de transport de certaines denrées alimentaires) plutôt que par des stratégies d’ajustement ou de libre échange.
  3. interdire le latifundium et ou l’achat étranger de terres.
  4. le commerce équitable transcontinental est-il soutenable ?
  5. introduire le concept de sécurité nutritionnelle dans la souveraineté alimentaire.

 

La casserole norvégienne : outil indispensable pour une alimentation saine et écologique.

La casserole norvégienne : une caisse ou un récipient qui contient un isolant au sein duquel on peut déposer une marmite.

Dans la construction de votre cuisine équipée, prévoyez l’intégration d’une ou deux marmites norvégiennes. Mais elles existent également dans le commerce ou vous pouvez les fabriquer vous-même (dimensions : hauteur 20 à 30 cm, largeur 50 cm, profondeur 30 à 40 cm). Vous pouvez aussi commencer par une simple caisse en bois pourvue d’un couvercle, en la remplissant par exemple de laine.

Un exemple d’un repas cuit dans une casserole norvégienne, par exemple un repas de midi :

Faites-la préparation le matin (temps de préparation : 5 min.) ;

Ingrédients par personne :

  • riz : 3 cuillères à soupe ;
  • légumes : en portions de 50 gr grossièrement émincées :
  • carottes (une carotte) ;
  • oignons (un demi oignon) ;
  • chou blanc ;
  • potimarron/courgette ;
  • bulbe de fenouil ;
  • céleri rave ;
  • etc. ;
  • deux cuillères à soupe de lentilles vertes (ou pois cassés, pois chiches trempés, etc.) ;
  • poivre (un piment rouge) et sel ; autres condiments (une gousse d’ail) ;
  • 200 ml d’eau ou de jus de légumes (provenant d’une cuisson de la veille) ;
  • mélanger légèrement.

Mettez sur le feu et amener à ébullition ; laisser cuire pendant 3 minutes (3 ½ min. si pois cassés).

Mettez ensuite la marmite dans la casserole norvégienne (que vous pouvez emmener avec vous au travail) ;

À midi vous aurez un repas sain, chaud et écologique.

(au moment du repas : ajouter un filet de l’huile d’olive (aux herbes) ou de colza)

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